Climat méditerranéen en Algérie
Un climat méditerranéen couvre le Nord, tandis qu'un climat désertique règne sur le Sud. Durant l'été, les mois les plus chauds sont juillet et août.
* Au nord, sur les villes côtières, les températures hivernales varient entre 8°C et 15°C. Elles grimpent à 25°C au mois de mai pour atteindre une moyenne de 28°C à 30°C en juillet et août (28°C à Skikda, 29,5°C à Alger). Toujours au Nord, dans les montagnes de Kabylie, la température avoisine les 5°C voire −7°C en hiver. La neige y est fréquente en hiver.
* Au centre, dans les Aurès ainsi que dans les hauts plateaux de la région de Djelfa, la température tourne aux environs de 5°C voire −2°C en hiver. La neige y est présente en hiver. La température estivale varie de 30°C à 38°C (Constantine 36°C).
* Quant au sud, dans le Sahara, la température est de 15 à 28°C en hiver, pour atteindre 40 à 45°C, voire plus en été.
Villes principales
Articles détaillés : Villes d'Algérie et Codes postaux des villes d'Algérie.
Alger, première mégapole de l'Algérie et du Maghreb
Le taux d'urbanisation de l'Algérie avoisine les 60 %[25], et continue d'augmenter (avec une croissance plus soutenue dans le sud algérien) en dépit des efforts du gouvernement pour freiner la migration vers les villes. L'Algérie compte plus d'une trentaine d'agglomérations urbaines de plus de 100 000 habitants, presque toutes concentrées dans le nord du pays. La plus grande ville est Alger, mégapole de plus de quatre millions d'habitants[26], soit plus du dixième de la population globale, ce qui en fait la première agglomération du Maghreb.
Il y a également parmi les principales villes algériennes, en termes de population, d'influence culturelle ou d'importance économique :
* Oran sur la côte Ouest, deuxième ville du pays ;
* Constantine, important pôle culturel et industriel ;
* Annaba à l'Est, centre économique et commercial, abritant le plus grand complexe sidérurgique d'Afrique ;
* Béjaïa, important port pétrolier et commercial méditerranéen ;
* Sétif, grand centre culturel et pôle universitaire.
Politique intérieure
Abdelaziz Bouteflika, président de la République algérienne.
Sur le plan politique, l'Algérie a adopté un régime républicain depuis l'avènement de son indépendance en 1962. La Constitution actuelle confère au chef de l'État un rôle central dans la gestion des affaires du pays, c'est ainsi qu'en vertu de ses articles, le président de la République est le chef de l'exécutif, chef suprême des forces armées et ministre de la Défense. Le chef de l'État détient également le pouvoir de nommer son premier ministre et les membres du gouvernement sur proposition de ce dernier. L'élection du président de la République se fait au suffrage universel direct, tous les cinq ans. L'actuel président en exercice est Abdelaziz Bouteflika. Élu pour un premier mandat de 1999 à 2004, il est réélu la même année pour un second mandat qui s'achèvera en 2009.
Par ailleurs, le pouvoir législatif est de type bicaméral depuis la réforme constitutionnelle de 1996, il est à noter cependant que les pouvoirs qui lui sont attribués sont fortement diminués par la prééminence du pouvoir exécutif. La répartition des différents élus au niveau des deux chambres du Parlement révèle la composition suivante:
* le Conseil de la Nation (Chambre haute) : composé de 144 membres dont le tiers est désigné par le président de la République ;
* l'Assemblée populaire nationale (Chambre basse) : Composée de 389 membres élus au suffrage universel direct pour une mandature de cinq ans.
La Constitution algérienne a été adoptée le 10 septembre 1963. Elle a par la suite été révisée à trois reprises. D'abord en 1976, cette première révision constitutionnelle fut initiée sous l'impulsion de Houari Boumediène, elle visait en premier lieu le parachèvement des institutions de l'État algérien en le dotant d'une Assemblée législative, et en créant également le poste de Président de la République, soumis au suffrage universel direct et ce, en remplacement de la fonction de Président du Conseil de la Révolution. La deuxième révision de la Constitution fut menée le 28 février 1989, date à laquelle le multipartisme et la liberté d'expression furent instaurés, c'est donc dans le sillage de cette réforme que le régime du parti unique fut dissous et que beaucoup de partis politiques furent créés par la même occasion. La troisième et dernière révision constitutionnelle fut menée en 1996 avec comme principal objectif l'instauration d'un Parlement bicaméral. Ces institutions furent élues le 5 juin 1997, et constituent le premier Parlement pluraliste de l'Algérie indépendante.
Actuellement l'Algérie compte plus de 40 partis politiques en activité. Cependant, ces mêmes partis ne peuvent en vertu de l'article 42 de la Constitution « être fondés sur une base religieuse, linguistique, raciale, de sexe, corporatiste ou régionale » , ils doivent aussi recevoir l'agrément du ministère de l'Intérieur et des collectivités locales pour être en mesure de se présenter aux différentes échéances électorales. Les plus importants d'entre eux demeurent ceux de l'alliance présidentielle qui est composée de trois partis majoritaires à l'Assemblée et au Sénat, il s'agit du Front de libération nationale (FLN), le Rassemblement national démocratique (RND) et le Mouvement de la société pour la paix (MSP). Les principaux partis d'opposition sont le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), le Mouvement pour la réforme nationale (MRN), le Parti des Travailleurs (PT) et le Front des forces socialistes (FFS).
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